Généathème: recherche dans les délibérations de Chambry (Aisne)

Le généathème de février 2020 propulsé par le blog de Sophie BOUDAREL, du blog “la Gazette des Ancêtres” nous invite à nous pencher sur les délibérations municipales. C’est une source complémentaire pour étayer nos recherches généalogiques.

Le département de l’Aisne a mis en ligne les délibérations et plus particulièrement la commune de Chambry où ont résidé les sosas 336 et 337 de mon fils: Ferdinand LOIR et Angélique PETIZEAUX. Le couple se marie le 26 mai 1789 à Chambry, tout juste avant la naissance de leur premier enfant, Jean-Charles Ferdinand LOIR, le 6 juillet 1789. Comme vous pouvez le constater, la Révolution française commence tout juste. J’ai déjà évoqué la vie et les absences de Ferdinand LOIR dans un article précédent dans mon article “qu’est devenu le père du marié?”. Ferdinand LOIR a en effet disparu en mars 1791, au moment du départ des émigrés pendant la Révolution Française.

C’est ainsi que la consultation des délibérations de la commune de Chambry m’apporte des éléments supplémentaires sur Ferdinand LOIR: le 25 Novembre 1792, le conseil général de la commune évoque le cas de Ferdinand LOIR:

“District de Laon, Municipalité de Chambry

aux citoyens , administrateurs du district de Laon

Vous expose le conseil général de la
commune de Chambry, son procureur attendu que
d’après la déposition à nous faite par le susdit procureur
contre le nommée Ferdinand Loire, cens susceptible d’être
mis dans la clase des emigrés, et d’être poursuivis comme
telles, que le nommé Ferdinand Loire se présente à notre
conseille général de la commune, le procureur de la commune
présent, étant muni d’un certificat écrit en almant de
l’électora de Trève, et au bas du même certificat une passe
de la municipalité de Pully, qu’en outre il nous a
présenté son extrait baptistaire provenant de l’électora
de Cologne, et l’extrait mortuaire de sa mère provenant
du même electora, il nous a déposé en outre avoir encore
son père dans le même endroits
Oui le procureur de la commune les
conseille general de la commune, nous n’avons pas
crus devoir poursuivre le nommé Ferdinand Loire
malgré qu’il soit marié dans notre commune vus qu’il
est natif de l’electora de Cologne et nous a dit voir passé
dans le pays de sa naissance pour y voire son père qui
existe encore, nous a déclaré en outre n’avoir jamais porté
les armes contre la République Française;
Ce pourquoi nous attendons votre arrivée pour en agir et selon
ce que vous nous demanderé
Fait et arretté par nous maire, officier municipaux
et procureur de la commune de Chambry, séance
tenante le 25 novembre 1792, l’an 1er de la République française
Maire, et greffier”

FRAD002_E_DEPOT_0078_D1 – Chambry 1792 – 1792 Archives départementales de l’Aisne, vue 24/35

Ce procès-verbal confirme que Ferdinand LOIR est originaire de la région de l’électorat de Cologne. J’apprends que sa mère est décédée et que son père est vivant. C’est cette origine qui visiblement lui évite des soucis plus importants. Il n’est plus question de Ferdinand LOIR dans la suite des délibérations du la commune de Chambry.

Visiblement, à en croire les actes d’état-civil, Ferdinand ne se fait plus briller au domicile conjugal tant et si bien que le 10 vendémiaire an X (2 octobre 1801) son épouse Angélique PETIZEAUX fait prononcer son divorce pour absence de plus de 5 ans.

Combat_Quiberon_1795

Par Jean Sorieul — La Chouannerie, Roger Dupuy, edition Ouest-France, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3313692

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