Qu’est devenu le père du marié?

J’ai découvert Ferdinand Loir lors de la recherche du mariage de son fils Louis Augustin Narcisse Loir avec Marie Louise Lebon le 15 janvier 1816 au Gault -Soigny dans le département de la Marne.

Il est précisé que Ferdinand Loir, père du marié, est “présumé mort, étant disparu lors de l’émigration depuis plus de vingt ans, ce qui est certifié par les quatre témoins ci-dessous dénommés”:

2 E 297/7 (an XI-1836), vue 148/400

Voilà de quoi éveiller ma curiosité: qui était le père du marié, dans quelles conditions a t’il disparu? Je décide donc de mener une enquête.

Première étape de l’investigation: relire l’acte de mariage et exploiter toutes les informations recueillies.

  • Le marié est né à Chambry dans le département de l’Aisne le 4 janvier 1791:
FRAD002_E_DEPOT_0078_D1 – Chambry 1792 – 1792 Archives départementales de l’Aisne, vue 132
  • La mère du marié est Angélique Petizeaux ou Petijean ou Marie Angélique (l’orthographe et le prénom varient selon les actes). Je trouve l’acte de mariage des parents sur la commune de Chambry: Angélique Petizeau s’est mariée avec Ferdinand Loir le 26 mai 1789. Ferdinand Loir est originaire de Witry, il est fils de Gelier Loir et de feue Elisabeth Esser. Angélique, quand à elle est fille de feu Antoine Petizeau et Marie Anne Copin.
  • Les témoins du mariage de Louis Augustin Narcisse Loir et Marie-Louise Lebon sont  Charles Nival, 43 ans, manouvrier, beau-frère du futur; Laurent Nival 39 ans, ami du futur et de la future; Alexandre Lebon, 39 ans et Louis Lebon, voituriers par terre, frère de la future.

 Qui est ce Charles Nival, beau-frère du marié? Certes, il peut être juste le mari d’une soeur du marié que je n’ai pas encore trouvé…Mais mon intuition me pousse à chercher davantage d’informations sur cet individu. C’est ainsi que je fais une recherche rapide sur Généanet: pas de Charles Nival mais  un couple  Nival Charles Joseph-Petijean Marie Angélique attire mon attention. Une date de mariage du couple est indiquée, ainsi que le lieu: 18 juillet 1802 à Chambry. Je m’empresse d’aller vérifier si Marie Angélique Petijean pourrait être la mère du marié. Et en effet, les parents de la mariée correspondent à ceci près que le père se prénomme Simon et non Antoine. L’âge de Marie Angélique correspond. Mon regard est attiré par l’acte suivant: il s’agit d’un divorce de … Ferdinand Loir et Angélique Petizeau, le 10 Vendémiaire an IX (2 octobre 1801).

FRAD002_E_DEPOT_0078_D1 – Chambry 1792 – 1792 Archives départementales de l’Aisne, vue 174-175

Dans cet acte, on apprend que Ferdinand Loir est absent “depuis le mois de mars 1791, sans nouvelle”. C’est la raison pour laquelle, Marie-Angélique Petizeau demande le divorce.

Voici les questions que je me pose à ce stade de mes recherches:

Pourquoi Ferdinand fait partie des Émigrés? Où est-il parti?

Et vous, avez-vous des ancêtres émigrés?

4 commentaires sur Qu’est devenu le père du marié?

  1. C’est très intéressant, est-ce que cette branche de votre famille est noble ? Cela pourrait expliquer son émigration, la Révolution a aboli la noblesse et les privilèges et de nombreux nobles ont donc émigré. Mais dans ce cas, c’est étonnant que sa famille ne l’ait pas suivi.
    Peut-être était-il aussi officier de justice ou de l’armée, car beaucoup n’acceptent pas les réformes des tribunaux et les réorganisations militaires.
    Peut-être tout simplement voulait-il s’engager dans les armées formées par les anciens nobles pour attaquer la France révolutionnaire ?
    Pour le retrouver, peut-être faut-il chercher des sources mentionnant ces armées.

    1. Ferdinand Loir n’était pas noble. Il était domestique. Mais il n’y a pas eu que des nobles qui ont émigré. Je penche plutôt vers un engagement dans les armées formées par les anciens nobles. Comme vous me le conseillez, je vais regarder du côté des sources mentionnant ces armées.

    1. Effectivement, j’ai pensé à une liste des Emigrés ayant fui la France, mais pour le moment, je n’ai rien trouvé. Je pense qu’il faut chercher du côté des archives départementales de l’Aisne, dans les séries révolutionnaires. Mais je suis loin de ce département.

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